Tout savoir sur la Toxine Botulique

image d’une molécule de botox ou toxine botulique

En France il y a 10 ans que les dermatologues et les médecins esthétiques prescrivent des injections de toxine botulique (appelé également « Botox« ) pour bloquer la contraction de certains muscles du visage, ce qui a pour effet de lisser les traits.
Aujourd’hui la procédure s’applique à d’autres zones du corps.

Explications avec un médecin esthétique à Lyon.

image d’une molécule de botox ou toxine botulique

Faut-il avoir peur de la toxine botulique ?

Non bien sur, à condition de savoir jusqu’où aller (un peu beaucoup passionnément à la folie) ? Ce qui est terriblement néfaste pour ce type de traitement encore sujet à préjugés est l’exagération des quantités injectées. Elles ont pour effet ces visages figés qui n’ont plus d’expressivité. Si le médecin analyse correctement la morphologie et la dynamique faciale de son patient, alors ses expressions seront adoucies sans être supprimées. Il faut savoir que l’action de la toxine botulique est limitée dans le temps et il n’y a pas de risque d’allergie.

Comment procédez-vous ?

Lors de la première consultation j’analyse l’ensemble des traits du visage à partir du haut en allant vers le bas afin de définir le bon protocole en fonction du ou des problèmes posés.
L’enjeu est de respecter la dynamique faciale de chaque patient qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. Ainsi l’expression du visage demeure naturelle : le visage conserve toutes ses expressions.

Traitez-vous de la même façon les femmes et les hommes ?

On ne traite pas les hommes et les femmes de la même manière.
Les hommes ont souvent des muscles plus épais. Pour eux j’augmente de 50 % les toxines botuliques que j’injecte dans la glabelle (rides du lion), par exemple. Parce que les hommes ont un front plus grand, parfois dégarni, je prévois davantage de points d’injection et je remonte très haut sur le front.
Il faut toujours prendre en considération l’âge du patient et ses désirs. On n’injecte pas les mêmes doses à un patient de 60 ans et à un patient de 30 ans.
Plus le patient vieillit, plus je réduis les doses pour le muscle frontal. Un front trop lisse à 50 ou 60 ans peut-être dérangeant. De plus, si le front est traité trop fortement (la plupart des patients pensent l’inverse), il y a toujours le risque d’alourdir les paupières, de donner l’air fatigué, de rétrécir le regard.
Le contraire de l’effet escompté d’une opération d’injection de toxine botulique.

Exemples d’injection de Toxine botulique

Patient homme : traitement du visage par toxine botulique

 

Un autre exemple chez un patient féminin : Visage d’une patiente après traitement

 

Comment agissez-vous sur les rides intersourcilières ?

Pour les rides dites de la glabelle, ou « rides glabellaires », l’injection se fait en cinq points. dans le muscle procerus et deux points latéraux dans le corrugateur. Une injection trop basse dans le muscle corrugateur (muscle du sourcil) peut par diffusion au muscle releveur de la paupière, entraîner une chute de la paupière.

Comment redonner de l’éclat au regard ?

On atténue les rides de la patte-d’oie et on ouvre le regard en injectant des doses de toxine botulique au niveau du muscle péri-orbitaire de façon à inhiber le tonus du muscle péri-orbitaire qui est un muscle assez puissant et qui a tendance avec le temps à se contracter, entraînant une fermeture de l’œil. Il existe un point pour élever la queue du sourcil au niveau de l’extrémité externe du sourcil.
Mais lorsque la paupière est lourde il est parfois illusoire de vouloir ouvrir le regard.
C’est le cas également chez l’homme.

Peut-on agir sur le nez ?

On relève la pointe du nez qui a tendance à tomber avec l’âge en pratiquant une injection de toxine botulique à la base de la columelle. Les petites rides qui apparaissent dans la partie supérieure des ailes du nez sont appelées « bunny line ». Elles se forment quand on sourit.
Elles se corrigent par un ou deux points d’injection au niveau de la partie supérieure du muscle transversal du nez.